il_fullxfull.993766327_luim

Comment remettre les pendules de la Vie à l’heure ?

Nous sommes début juillet. Je sors la tête d’un bain, d’un bain transformateur. Cela a été un voyage dans l’inconscient en conscience. J’ai passé 4 jours entiers avec moi-même.

Je me suis octroyée ce temps seule, dans ma chambre, allongée sur mon lit avec mes pensées et quelques livres. Au sortir de cette expérience je me sens là, triomphante. Durant ces 4 jours, je n’étais pas en attente de coups de fil ou en désir de distractions. Je sortais prendre l’air rapidement avec la conviction qu’à mon retour, je me plongerai dans mon lit et mes livres. Je n’ai eu aucune maladie ni souci physique m’imposant le repos complet. J’ai « juste » écouté un cri du coeur, lancinant depuis des semaines, qui me suppliait de dormir sans contrainte et rêver, rêvasser, penser, lire. Je n’ai rien fait des choses inscrites sur ma TO DO LIST. Pas une seule. Même la lessive non faite me laissait nue. Que de plaisir ! J’ai goûté à une telle liberté, trouvant beaucoup de richesse dans ce cadeau inédit à moi-même.

De nombreux souvenirs sont revenus, des images, des noms… je me suis laissée traverser par des centaines d’informations, mon corps a été parcouru de nombreuses sensations. J’ai eu le goût des larmes parfois et quelques sourires aussi. La fenêtre ouverte, la chaleur pénétrante, la brise qui me rafraîchissait et titillait ma peau, la pluie battante sur le feuillage dans le jardin… et moi lisant à l’abri. C’était exquis, royal. J’ai vécu 4 jours avec moi-même, sans autre échappatoire ou miroir que mes lectures et mes pensées. Je suis venue, j’ai lu, j’ai été conquise. Merci pour cette expérience qui m’a remis les pendules de la Vie à l’heure. Je n’aurai pas cru à tant d’affinité avec la solitude, tant d’acceptation et de plaisir à être en ma seule présence. Le confort de l’autre, maquillage parfois grossier de mes inconforts personnels. Avec l’autre, je ne réfléchis pas. En sa présence, mes divagations reculent comme la mer sur le sable. Je m’emporte, me déporte mais ne suis pas, là. Ces 4 jours, J’ETAIS.

J’ai lu « Kafka sur le rivage » de Haruki Murakami et la quête du jeune adolescent, son amour de la lecture, ses rêves troublants résonnaient au présent, mon présent. J’ai aimé les métaphores, les enseignements, le flou réel, imaginaire, spirituel, prosaïque. J’avais soif de mots, d’idées, d’univers, de rêveries, de sorties de « mon quotidien ». En quelques jours, j’ai lu 3 livres… comme pour oublier une réalité triste à vivre (le suicide de mon amie, le départ d’un amoureux). Oui, il y a Cloé. Elle adorait lire et voyager. Je fais vivre ses parts d’elle, un lègue. Ceux qui l’aime en hériteront.

Depuis juin, j’étais emberlificotée dans mes sentiments, sensations, croyances… Je ne sais quel mot mettre sur comment mes pensées se sont alignées pour faire un TRI parfait. Comme si le sommeil et le vide, le ne-rien-faire avaient permis un rangement automatique de mon état d’esprit et de mes humeurs. Au 5ème jour, je me suis levée femme épajouissante et agissante, sans aucun doute. Suis-je prête ? Au-delà des conventions ? Des quand dira-t-on ? Suis-je prête à prendre mon ENVOL ?

 

GRATITUDE

Merci pour ces 4 merveilleux jours en ma compagnie: je m’aime et je suis aimé
Merci à la pluie, la chaleur, la fraicheur, les feuilles de laurier à ma fenêtre
Merci à l’Amour qui m’envahit et qui m’environne
Merci infiniment à mes rêves, aux hommes de ma vie, à ma famille et mes ami-e-s
Merci à Cloé
Merci à l’Evidence et l’intuition

Partager cet article

Retour en haut